Bon plan: le PLANET MUNDO
Le Planet t’ouvre ses portes et te transporte aux quatre coins du monde pour la soirée. Saveurs épicées et cocktails exotiques (le Mojito a ici un goût encore inégalé) raviront tes sens en début de soirée. Laisse toi ensuite porter par les mélodies sensuelles qui s’immiscent dans tes oreilles et profite de la chaleur des rythmes salsa, zouk, merengue, bachata…
Planet Mundo K’Fe
6 Cours Julien
13006 Marseille
>>> la page Myspace
Add comment janvier 15, 2008
A LA DECOUVERTE DU KUDURO
Marre de n’entendre parler que de Tecktonik?
Bonjour Kuduro!
A prononcer “koudouro”, cette musique rythmée venue tout droit du Cap Vert et de l’Angola est un mélange entre la samba, le kizomba (une sorte de zouk) et l’electro.
Kuduro, ça veut dire quoi? La signification reste encore obscure… Des danseurs passionés vous diront que ça signifie “coup dur” et que l’on danse le Kuduro entre amis, pour oublier et se changer les idées. D’autres, plus amusés vous expliqueront que Kuduro, c’est un jeu de mot, “cul dur”, et une danse pour se moquer de ceux qui dansent la samba de manière conventionnelle et sans âme…
Il se développe en Angola en 1996 alors que le pays est en pleine guerre civile. Tout d’abord censuré, le Kuduro devient très vite populaire auprès des jeunes.
Une fois la musique lancée, le Kuduro se danse soit sur un rythme presque hip-hop ragga (au Cap Vert), soit en groupe et en synchro s’il vous plaît , entraînant et chaleureux (dans nos contrées plus françaises)…
TU VEUX VOIR A QUOI CA RESSEMBLE? >>>>C’est par ici
Add comment janvier 15, 2008
Interview: Maimouna Gueye
Rencontre avec Maïmouna Gueye : auteur et interprète sénégalaise des Souvenirs de la dame en noir et Bambi, elle est noire mais elle est belle. (Plus d’infos sur Maïmouna Gueye / More information about Maïmouna Gueye)
Pouvez-vous nous parler de votre parcours artistique?
J’ai fait mes débuts au Sénégal, guidée par le besoin vital de prendre la parole en tant que jeune fille et jeune femme. C’est Gérard Chenet (ndlr : Auteur Haïtien exilé au Sénégal) qui m’a amenée sur scène avec Antigone. C’était simple, facile… j’étais guidée par le besoin vital de m’exprimer. Après je suis partie en France avec mon ex-mari et là, le rêve d’aller plus loin vers la liberté de parole. C’était sur mon chemin, dès que je suis arrivée, j’ai voulu « m’intégrer » (c’est un mot que je n’aime pas). Après le conservatoire d’Avignon, j’ai eu une sorte de boulimie théâtrale mais je n’avais pas de but précis. Après l’école, j’avais besoin d’écrire d’où les souvenirs de la dame en Noir qui traite de sujets comme l’excision. Mais j’ai eu aussi le besoin d’avoir un deuxième regard, celui de la femme noire ici. Le tout c’est qu’il y en a d’autres qui puissent se voir, se refléter dans mes pièces. Le but du théâtre c’est de m’oublier moi-même et que ma parole puisse appartenir à d’autres. D’où Bambi. Et si on me laisse le choix d’écrire encore… et c’est une peur et une question qui reviennent sans que je sache vraiment pourquoi… j’aimerais continuer à taquiner l’écriture engagée. Egoïstement, parce que ça me fait du bien (rires) .
Vous inspirez vous d’artistes africains dans vos spectacles ?
Je m’inspire de mélodies inconscientes. Je chante mais pas forcément juste car je ne suis pas chanteuse. Il faut juste que ce soit sincère. Mon inspiration vient principalement de là.
English version
We met Maïmouna Gueye : Senegalese author and actress of Souvenirs de la dame en noir et Bambi, elle est noire mais elle est belle.
Can you explain to us your artistic career ?
I began in Senegal and I needed to speak as a woman. Gerard Chenet, an Haitian author exile in Senegal, gave me my first play, Antigone. Then, I left Senegal to France with the dream of freedom of thought. As soon as I arrive, I wanted to become integrated, even if I dislike this word. After my studies in the school of drama in Avignon, I needed to write, hence Les souvenirs de la dame en noir, which talks about subjects as excision. I also needed to have a second point of view, the one of a black woman in France. The aim of theatre is that I forget myself and that my speak could belong to everybody ; hence Bambi. If I can still write … it is a fear and a question which are often present without I know why… I would like to do committed literature. Because, selfishly, it does me good.
Do you draw your inspiration from African artists ?
I draw my inspiration from subconscious melodies. I sing, not necessarily well because I am not a singer. However, I am sincere, it is the most important.
Add comment décembre 8, 2007